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L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même

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John Sheppard
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MessageSujet: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Ven 11 Nov - 1:53

    Il fallait qu'il y aille. Il avait trop attendu pour cela. Il devait se lâcher. Non, je ne parle pas d'aller au toilette mais bien d'aller voir sa psy. Il avait un nouveau rendez vous dans une grosse semaine mais sur ce coup là, il avait besoin de l'avancer. Il en avait trop prit en pleine tête en si peu de temps. Le Docteur Irving avait réussit à le caser sur son temps de pause déjeuner. Pour lui, elle arrivait toujours à le mettre entre deux rendez-vous. A croire que son cas était désespéré pour qu'elle s'en occupe aussi rapidement. Il ne fallait pas chercher. Le pilote aller manger un morceau avant de se rendre vers le bureau de la jeune femme. Il s’était fait tout petit pour arriver jusqu'ici. Il préférait ne pas trop se faire voir mais vu l'heure qu'il était, il ne risquait pas de croiser grand monde. Tout le monde préférait aller se remplir l'estomac. Il était tranquille sur ce coup là. Se présentant vers le bureau de la doctoresse, il vit que la porte était ouverte. Elle l'attendait déjà. Passant sa tête dans l'ouverture, il vit cette dernière, assise derrière son bureau, relisant certainement un dossier. Le pilote fit un pas dans la pièce avant de toquer contre le montant de la porte pour se faire remarquer.

    "Je peux entrer ?"

    **- Bien sur pauvre idiot, elle t'attend.
    - C'est juste histoire d'être polit*

    Après avoir reçu la permission, il entra dans l'antre de la psychologue. La jeune femme se leva de son fauteuil afin de l'accueillir et en profita pour fermer la porte derrière lui.

    "C'est très gentil à vous de me recevoir à cette heure ci."

    Il est vrai qu'elle aurait pu refuser de la prendre car vu le nombre de cas qu'elle avait sur la cité, elle aussi avait le droit de souffler entre deux patients et là, John lui prenait son temps libre.

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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Ven 11 Nov - 19:24

Hui-Mei avait toujours su que venir sur cette cité lui offrirait un nombre important de patients mais elle n'avait jamais pensé que la situation sur Atlantis était telle que ça frôlerait 95% de la population. Et certains étaient plus touchés que d'autres. Il fallait dire que la direction étant entre les mains d'Erika, cela ne pouvait qu'empirer. Cette blonde n'était pas faite pour diriger. Elle confondait Atlantis et Guantanamo. Résultat, le cabinet de la psychiatre ne désemplissait pas et elle savait que son temps libre était désormais plus que restreint. A ce rythme là, elle devait songer à faire consulter même la nuit. Quoique non, ne jamais suggérer cette idée, certains seraient plus que preneurs et il n'est pas sûr que son mari, lui, soit d'accord avec ça. Elle venait donc de terminer une séance avec une technicienne qui était traumatisée par le dirigeant Andrew au point d'en faire des cauchemars et Hui-Mei avait dû prévoir une dizaine de séances en voyant que cette jeune femme fragile, risquait la dépression. Elle devait faire une pause avec le patient suivant mais elle reçut un message du colonel Sheppard demandant un rendez-vous en urgence. Connaissant son cas, elle ne pouvait absolument pas se permettre de refuser. Le patient suivant décommanda pour partir en mission et elle se retrouvait avec une tranche horaire de libre. Tant pis, elle décalera sa pause et accepta de prendre Sheppard dès qu'il le pouvait. Le temps qu'il arrive, elle en profita pour faire le point sur son dossier puis pour terminer le rapport sur la patiente précédente. Elle regarda son bureau, heureusement qu'il était prévu qu'elle en récupère un plus grand car au vu du nombre de patients, ce bureau là finirait en salle d'archivage annexe. Elle nettoya une dernière fois la pièe afin de ne laisser aucun passage de la patiente précédente, qui la ruinait en kleenex, et retourna à son bureau. Il fallu peu de temps avant qu'elle n'entende Sheppard lui demander la permission d'entrer.

"Bien sûr, je vous attendais."

Elle se leva, lui serra la main et lui indiqua la place.

" Installez-vous, je vous prie."

Le voyant se diriger vers le canapé, elle referma la porte et se dirigea vers son fauteuil situé dans un coin. Elle était prête pour la thérapie. Le pilote la remercia de l'avoir pris en urgence. Elle lui fit un sourire et parla sur son habituel ton calme et posé.

" Il n'y a aucun problème. Je songeais à vous accepter entre deux patients mais sachez que le patient suivant vient de décommander. Vous avez donc tout votre temps."

Elle s'installa dans son fauteuil en indiquant de nouveau le canapé, John semblant vouloir rester comme figé.

" Expliquez donc moi la raison de ce rendez vous en urgence. Que s'est-il donc passé récemment pour que vous soyez à un tel niveau d'inquiétude?"
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John Sheppard
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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Sam 12 Nov - 0:21

    Quelle chance pour le militaire, il avait tout son temps pour exposer son problème, enfin, ses problèmes. S'il n'en avait qu'un, cela ce saurait. La psychiatre lui montra la chemin pour aller sur le fameux canapé qu'il connaissait tant depuis tout ce temps. Le militaire alla s'installa donc sur le sofa que Hui-Mei lui montrait tandis que cette dernière, alla s'installer sur son fauteuil.

    " Expliquez donc moi la raison de ce rendez vous en urgence. Que s'est-il donc passé récemment pour que vous soyez à un tel niveau d'inquiétude?"

    Le pilote s'allongea un peu mieux sur le divan quand elle lança cette question. Par quoi commencer. L'annonce que cette chère Alexis lui avait fait une petite semaine auparavant ? Non ça, il préférait le garder pour après. Toujours le meilleur pour la fin. Après laissé un blanc dans la conversation, John décida à se lancer.

    "Cela fait depuis quelques temps, je cauchemarde toutes les nuits. Au début, ça allait, je me réveillais, je me retournais et c'est bon, j’oubliais tout et je me rendormais mais depuis 1 semaine, pas moyen. Je passe la majorité de mes nuits debout, les yeux grand ouvert à regarder le plafond. Je n'en est pas parler à ma femme sinon, elle en aurait fait toute une montagne. Mais là, je commence à saturer. Je ne supporte plus de voir cette... garce d'Alexis toutes les nuits. C'est toujours le même cauchemar qui revient. Je veux qu'elle parte de ma tête maintenant. Je vais commencer à croire que je fais une fixation sur elle. Il faut vraiment être fou pour ça."

    On pourrait presque croire que John avait flashé sur la freelance pour rêver autant d'elle, si elle ne passait pas son temps à le torturer même en rêve. Il y avait de quoi devenir fou. déjà qu'il ne supportait plus de la voir en vrai alors si en plus, elle venait lui pourrir ses nuits...

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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Sam 12 Nov - 2:19

Le pilote mit un peu de temps avant de s'asseoir sur ce fameux canapé. John passait de plus en plus souvent au point que ce bureau serait son nouveau chez lui et ses quartiers ,sa résidence secondaire. Sheppard était tellement un habitué, qu'à ce rythme là, Hui-Mei risquait que son mari lui fasse des crises de jalousies. Mais quand elle vit le pilote s'allonger, elle comprit que le patient avait plus que bien fait de décommander. Sheppard n'était pas homme à prendre entre deux rendez-vous. Chaque séance était longue au vu de tout ce que le pilote avait dû endurer dans sa vie. D'ailleurs sur ce sujet, Hui-Mei oscillait entre l'idée que cet homme avait la poisse ou alors, il devait foncer tête baissée dans les situations à risques par masochisme inconscient. Il était plus que probable que la deuxième solution fut la bonne. Sinon, c'est que le pilote était victime d'une malédiction. Et Hui-Mei ne croyait pas aux malédictions.
Elle l'écouta évoquer ses cauchemars et prit note que la source de ses terreurs n'était pas un lieu ou une situation mais une femme. Alexis Novak. L'une des employées d'Erika. Hui-Mei ne fut pas surprise. Beaucoup de ses patients actuels venaient pour se plaindre de terreurs liées à Alexis ou même à un certain Adrian. Hui-Mei les connaissaient bien. Il s'agissait des collègues de son mari et des membres du CIS. Mais Alexis et Adrian étaient quand à eux, des adeptes des solutions incluant forcément la violence parfois extrême. Et visiblement, cela avait engendré chez Sheppard un profond traumatisme. Il rêvait, ou plutôt cauchemardait d'elle et en faisait une fixation qui s'étendait à ses nuits. Il pensait être fou.


"Vous n'êtes pas fou. C'est une professionnelle qui vous le dit. Cependant un profond traumatisme s'est ancré en vous. Réaction logique. Dans ce genre de situations, trois réactions principales peuvent apparaître. La première, agressive, est le besoin de transférer toute cette violence envers votre agresseur chez les autres. Situation qui bien souvent touche plus fréquemment les enfants. Un enfant battu qui, à l'âge adulte, transfère la haine du parent maltraitant. Par exemple, votre agresseur Alexis en est une parfaite représentation. Parents qui l'a battaient et la harcelait, elle est devenue bourreau pour ne plus rester victime. La seconde, est l'obsession. une réaction passive, ni de colère, ni de défense, principalement accès sur la peu, la culpabilité et l'incapacité à exprimer ce qui ne va pas. On le voit souvent chez les personnes conditionnées pour ne pas exprimer leur sentiments. une sorte de variante du trouble post traumatique après guerre. Votre cas, actuellement. Et la dernière situation, qui n'est clairement pas votre cas, est le transfert pur. Mais ce transfert là est connu sous le nom de syndrôme de Stockhölm. Situation où la victime, pour se protéger, tombe amoureuse de son bourreau. Cas extrême et souvent dangereux car à un tel niveau, la victime finira par devenir l'objet de son bourreau et ensuite cessera d'être une victime et deviendra elle même un bourreau pour plaire à son ravisseur. Et bien souvent, cela flatte l'égo du ravisseur qui en fait sa compagne car elle correspond à ce qu'il attend d'une femme, il l'a en quelque sorte modelée. Mais rassurez-vous ce n'est absolument pas votre cas. Ce syndrôme est facilement repérable puisque la victime ne vit plus que pour son ravisseur, n'a confiance qu'en lui et l'aime d'un amour absolu et déraisonné. Et à voir son comportement, je doute que vous portiez ce genre d'amour à miss Novak."

Elle lui expliquait clairement la situation, toujours avec cette voix douce et rassurante. Il fallait que son patient comprenne qu'il n'était pas un cas unique et qu'il était loin d'être un cas désespéré. D'autres avant lui l'avait précédé dans l'histoire de la psychiatrie. Il existait donc des solutions. Il était clair que la thérapie serait longue et parfois éprouvante mais elle lui était nécessaire et il réussirait à s'en remettre sans pour autant oublier. Mais il fallait qu'il comprenne bien que l'amélioration serait lente et progressive.
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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Dim 27 Nov - 17:40

    Le pilote écouta attentivement le long monologue de la psychiatre. Cela le rassurait tout de même quand elle lui affirma qu'il n'était pas fou. Mais cela n'allait pas lui donner de solutions pour que son obsession lui sorte de la tête le plus rapidement possible.

    "Si mon envie irrésistible de lui tordre le cou est une preuve d'amour, alors oui je l'aime. Je l'aime même très fort. A tel point, que vous n'avez pas idée. Le dicton : qui aime bien, châtie bien, correspond tout à fait à ce que je ressens alors.

    Et ça, juste lui tordre le cou, était quelque chose de gentil. Il rêvait bien évidemment de lui faire pire. Puis, le pilote laissa un long blanc s'installer avant que ce dernier ne reprenne la parole. Il le fallait bien, il était là pour ça.

    "Alors c'est quoi la meilleure solution pour que j’arrête de l'avoir dans le tête ? Je ne vais tout de même pas l'avoir à vie. Le pire dans tout ça, c'est que j'avais arrêter de rêver d'elle. Elle m'était totalement sortit de la tête mais depuis qu'elle... qu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte. Elle ! Attendre un enfant. Le futur bourreau d'Atlantis comme elle me l'a gentillement décrit. Il va finir névrosé cet enfant avec une mère pareille et le père, je ne vous en parle même pas."

    Peut-être que c'était cela qui lui faisait peur. Mais de toute façon, il allait s'en passer des choses avant que ce pauvre enfant ne puisse terroriser quelqu'un. Ou alors, c'était peut-être juste que l'idée qu'Alexis puisse être gentil avec quelqu'un. Cela, il ne préférait pas y penser car il allait vomir sur les chaussures de la psy.

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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Dim 15 Jan - 23:36

D'autres auraient ri à la remarque du pilote mais pas Hui-Mei. Elle était sa psychiatre et elle se devait de rester objective. Aussi elle ne l'écoutait pas en amie mais analysait chacune de ses paroles et chacune de ses réactions. Cela était nécessaire pour lui prodiguer la meilleure des thérapies. Mais elle savait une chose. Il était certes traumatisé mais savait garder son sens de la dérision. Même si ce sens était exacerbé pour le protéger de ses cauchemars.
La psychiatre continua donc de rester imperturbable et de l'écouter en silence.
Sheppard laissa un blanc s'installer que Hui-Mei ne troubla pas. Certains silences étaient nécessaire en séances. Mais quand il reprit, elle l'écouta d'autant plus. Les reprises après silences étaient souvent le moment où l'on révélait le plus de notre personne. Et Sheppard n'y coupa pas. Il évoqua de nouveau Alexis. Visiblement cette femme l'avait vraiment marqué. Et il parla d'une grossesse. Hui-Mei comprit ce qu'il le terrifiait.


"Vous n'avez pas seulement peur d'elle n'est ce pas? Mais sa grossesse vous fait croire que cela ne s'arrêtera jamais. Comme si l'héritage familial était une condamnation forcée pour ce futur enfant. Bien sûr, l'éducation est une notion qui joue pour beaucoup. Et il est vrai que cet enfant part mal avant même de venir au monde mais rien ne vous lie à lui. Quand à votre peur pour Alexis, je ne peux pas vous dire quoi faire. Chaque personne agit différemment face à ces peurs. Et avec cette femme, je vous déconseille toute forme de confrontation. Affronter ses peurs est une excellente thérapie, sauf quand la peur vient d'une personne non mise hors d'état de nuire. Vous avez plusieurs options. L'ignorer qui vous permettra de faire abstraction de cette femme ou la dissociation. C'est à dire, la côtoyer mais faire abstraction de ses actes. Comme si elle était un personnage de film, comme si elle n'était pas réelle. Mais ne la fuyez pas. La fuite accentue la peur, elle est associée à la terreur. Je vous avoue que c'est délicat à faire mais cela est possible."

Hui-Mei savait que cela prendrait des mois avec une bonne théraphie juste pour les cauchemars mais pour le reste, il faudrait des années. Les traumatismes étaient trop importants.
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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Lun 23 Jan - 22:32

    John ? Avoir peur d'un mioche qui n'était même pas encore né et qui était encore peut-être encore au stade embryonnaire ? Ça se pourrait. Pourtant, d'ici qu'il soit grand ou en âge de quoi que ce soit d'illégal on va dire, John serait en retraite depuis longtemps. Enfin, il fallait l'espérer. Mais John avait peur de quoi alors ? Pourquoi avait-il eut le besoin d'aller parler à sa psy après cette nouvelle, si il n'avait pas peur du bébé à venir ? A cela, il n'avait malheureusement pas les réponses. Hui-Mei arriverait peut-être à les lui dire un jour. Le militaire écouta jusqu'au bout la psychiatre avant de tilter sur la fin de son monologue. John n'était pas tout à fait d'accord avec ses dires.

    "Vous voulez que je la côtoie ? Vous voulez ma mort ou quoi ? Le seul moyen pour que je sois tranquille une bonne fois pour toute, c'est qu'elle prenne ses valises et qu'elle fiche le camp d'ici."

    Le pilote laissa encore un blanc s'installer tandis qu'il se releva du sofa pour simplement s'asseoir dessus pour une fois, au lieu de rester affalé de la sorte tout le long de la séance. Il voulait faire face à son interlocutrice pour une fois.

    "S'il n'y avait qu'elle, je serais au paradis. Si en même temps qu'elle parte, si elle pouvait par la même occasion, emmener les autres terreurs de la cité, cela me ferait le plus grand bien. Le pire c'est quand elle ou son compagnon font des "misères", on va appeler ça comme ça, à un de mes hommes, ça me revient toujours dessus. Alexis par ci, Adrian par là. Pas vraiment facile de se là sortir de la tête. Je dois être sans cesse sur mes gardes, comme si ça ne suffisait pas que je fasse attention rien qu'en mission. Je ne peux même pas relâcher la pression quand je suis tranquillement ici. Après on s'étonne que je dois voir un psy, c'est pas étonnant."

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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Mar 7 Fév - 1:47

John ne semblait pas comprendre, ou plutôt semblait ne pas vouloir comprendre. Et c'était logique, il réagissait en victime, il voulait que l'objet de sa crainte disparaisse comme un enfant qui espère que le cauchemar se termine au réveil. Mais Hui-Mei se devait en temps que thérapeute de lui ouvrir les yeux de manière neutre et objective sans pour autant que son patient la pense insensible à sa détresse. Savoir être en empathie tout en restant détachée n'était pas une chose la plus aisée.

" Je le sais bien John, seulement n'oubliez pas que vous n'avez aucun contrôle sur cette possibilité. Seule la direction pourrait la faire partir et malheureusement, la direction est à l'origine de sa venue. Elle est couverte et a sans doute même reçue des ordres orientés vers ce qu'elle vous a fait subir. Je souhaite la même chose que vous, leur départ, mais nous n'avons aucune autorité. La côtoyer n'est pas une proposition de ma part, c'est une constatation et par conséquent, le seul contrôle que vous pourrez exercer, sera celui qui concerne vos craintes et votre haine. Parce que, John, vous n'avez pas le choix. Nous n'avons pas le choix."

Elle essayait d'expliquer la situation ne la manière la plus douce possible mais elle savait que quoiqu'elle dirait, le pilote resterait sur sa position: que le CIS parte. Mais il devait absolument prendre conscience que cela n'aurait pas lieu. Et plus vite il comprendrait, plus vite il essaierait de gérer ses peurs. Mais Hui-Mei savait que ce serait progressif. S'avouer qu'il n'avait aucune possibilité de faire partir le CIS était la première étape qu'il devait franchir. D'abord constater ses faiblesses pour ensuite pouvoir contrer les craintes qui découlaient inconsciemment.
Elle l'écouta en silence faire la liste de ce qui le dérangeait et elle savait que le problème était bien plus profond. Il se sentait impuissant. John était un leader, un militaire haut gradé et il devait faire face à aussi fort que lui. Seulement il n'avait pas à affronter cet adversaire car celle à laquelle il faisait face avait quelque chose qu'il n'avait pas. L'habitude de la haine et du mépris. Elle avait eu accès aux dossiers de chacun. John était un meneur qui était un tantinet irrespecteux des règlements car il se basait sur ses propres valeurs morales acquises au sein du famille relativement stable. Pas Alexis Novak. Alexis obéissait aux règlements de manière aveugle car elle avait su se choisir un meneur ou plutôt une meneuse qui avait su détecter une particularité chez Alexis. Alexis n'avait aucune valeur morale propre, elle absorbait les valeurs morales de ce qui l'entourait de manière sélective. Elle choisissait ce qui l'arrangeait, se forgeant une personnalité variable, fruit d'un passé familial extrêmement malsain. Contrairement à ce que pensait John, son bourreau n'était pas folle, elle était même une personnalité très stable. Elle était juste borderline. Elle choisissait le camp qui l'arrangeait selon la situation. Mais sa façon de penser n'avait jamais changé, elle était très stable dans ses positions. Et c'était ça qui était dangereux pour son patient, John. Il devait affronter sa peur pour une ennemie qui était son opposée en tout point d'un point de vue psychologique. Souvent, une personne pouvait gérer car un élément commun permettait de comprendre son adversaire et de pouvoir mieux l'affronter. Mais dans ce cas précis, rien de commun ne liait John à Alexis. Absolument rien de commun et dès lors John ne comprenait pas le mécanisme de pensée d'Alexis. D'où cette terreur. Il n'avait pas uniquement peur de la violence d'Alexis, il avait aussi peur de l'inconnu qu'elle représentait. Quand à Adrian, la situation était la même, car Adrian était l'alter ego d'Alexis à quelques données près.


" Je me doute bien que la voir partir vous comblerait de joie, cependant il faut passer par l'étape de l'abstraction car malheureusement je pense qu'elle restera un moment sur cette base. La loyauté absolue qu'elle porte à sa patronne la rend indispensable pour Erika mais si la dirigeante se refuse à l'avouer. Miss Peterson ne trouvera pas d'employée plus dévouée et elle ne le sait que trop bien. Alexis est donc assurée de rester. Quand à Adrian, je doute qu'il veuille s'éloigner de l'unique personne qui est le même mode de fonctionnement que lui. De plus, monsieur Connors semble étrangement protégé par le haut dignitaire, Ashmore. Vous allez donc, monsieur Sheppard devoir apprendre à canaliser vos craintes et à la côtoyer sans vouloir la taper de toutes vos force. Pour votre propre survie physique et mentale. Je sais que mes propos vous sont peu rassurants mais la situation est telle que vous n'avez pas d'autres options. Je crains fort que nous soyons amenés à nous rencontrer très fréquemment. Non pas que je n'apprécie pas votre présence, mais je préfèrerais vous savoir hors de mon bureau, signe que vous en bon état psychologique. Aussi, nous allons rajouter des séances. Après vos révélations et ce que je détecte, je préfèrerais vous avoir en séance plus souvent. Vous êtes en accord avec moi?"
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MessageSujet: Re: L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même Sam 7 Avr - 21:33

    John écouta la constatation de la psychiatre. Certes il n’avait aucun contrôle sur le fait qu’elle puisse déguerpir une bonne fois pour toute de cette cité. Mais s’il en avait l’occasion, il ne la raterait surtout pas. Erika était la seule responsable de son malheur actuel. Sa tête ne revenait pas à cette pseudo dirigeante, qui avait du surement coucher pour en arriver où elle en est aujourd’hui. Le militaire comprenait que Hui-Mei essayait tant bien que mal de lui faire comprendre qu’il devait se faire à l’idée, que la Commission ne partirait pas de si tôt d’Atlantis, mais il restait tout de même sur ses positions.

    "Je sais bien que je n’ai pas le choix mais si j’avais, même une infime possibilité de les foutre à la porte personnellement, je m’en ferai une joie immense. Même si je sais que ce jour n’est pas encore arrivé. Je vis avec mes craintes depuis tant de temps, que je vais avoir du mal à les gérer à la force, que ça soit mes craintes à propos d'Alexis ou d'autres. J'essaie de faire au mieux mais à la force, j'ai peur que leur poids finisse par l'emporter. Si cela devait arriver, j'espère que ce ne sera pas avant longtemps, sinon ça ferait trop plaisir à ma grande amie Alexis."

    " Je me doute bien que la voir partir vous comblerait de joie, cependant il faut passer par l'étape de l'abstraction car malheureusement je pense qu'elle restera un moment sur cette base. [….]. Non pas que je n'apprécie pas votre présence, mais je préfèrerais vous savoir hors de mon bureau, signe que vous en bon état psychologique. Aussi, nous allons rajouter des séances. Après vos révélations et ce que je détecte, je préfèrerais vous avoir en séance plus souvent. Vous êtes en accord avec moi?"

    Elle avait raison. Il allait devoir faire avec. Passer à côté d’elle, sans vouloir sa mort. Pareil pour son abruti de compagnon. A force de la croiser, il allait surement finir par faire quelques choses qu’il allait regretter par la suite, même si ce n’est que partiellement. Il aurait surement des ennuis par la suite, mais si cela avait pleinement satisfait son plaisir, il serait conquit. A la fin de son long monologue, John n’avait pas d’autres choix que d’accepter volontiers les nouvelles séances que la jeune femme lui proposa. Heureusement qu’il ne payait pas à l’heure, sinon, il serait sur la paille depuis un bon moment. De toute façon, tant que toute la troupe de la Commission serait en place, il ne cesserait jamais d’avoir voir sa psy, en plus de tout ce qui pourrait lui arriver entre temps en mission ou autre. Après avoir remercier la jeune femme de ses quelques conseils et de son écoute, le militaire quitta le bureau pour enfin laisser la jeune femme prendre un peu de son temps pour sa pause déjeuner.

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